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Je rêvais d'être danseuse brésilienne, je l'ai fait !
Jessika Lifestyle le Mag Écrit par JESSIKA
Dans cet article, j'ai interviewé Jessika, danseuse professionnelle de la troupe Meu Brésil. Elle nous raconte les prémisses de sa passion, ses entrainements, ses galères et ses moments de joie. Une interview inspirante qui peut s'appliquer à tant d'autres domaines que la danse.
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Comment t’ai venue la passion pour la danse brésilienne ?
Je ne connaissais pas du tout les danses brésiliennes jusqu’en 2014. Avec des amies nous cherchions à pratiquer un sport ludique toutes ensemble. Nous avons fait plusieurs cours d’essai dans différents établissements afin de trouver celui qui nous irait le mieux. Je suis littéralement tombée sous le charme de ces danses rythmées et des professeurs, Alex et Monica, qui sont passionnés par leur art. Nous nous sommes donc inscrites à l’école de danse Meu Brasil.

La première année de cours a été pour moi révélatrice, je voulais progresser et j’espérais secrètement pouvoir un jour devenir professionnelle. Mais ce n’était qu’un rêve auquel je ne croyais pas vraiment, on ne devient pas danseuse lorsqu’on est novice à 24 ans !

J’ai ensuite arrêté les cours car j’ai eu un bébé entre temps, mais l’année suivante il était évident que j’allais me réinscrire. J’ai donc suivi une deuxième année de cours.
Et puis un jour, j’ai osé !
J’ai envoyé un message à Monica pour lui dire que j’allais me réinscrire pour une troisième année dans l’objectif de progresser encore et d’intégrer sa troupe professionnelle… C’est alors qu’elle m’a conviée aux répétitions de la troupe. Le rêve devint enfin réalité, j’allais faire partie de Meu Brasil Show !
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Raconte-nous tes premiers spectacles
Je suis montée sur scène pour la première fois le 16 décembre 2017, 2 mois après avoir intégré la troupe. Je n’avais jamais essayé le costume avant, je n’avais jamais chaussé d’aussi hauts talons, je ne savais même pas comment me maquiller. J’étais partagée entre le stress d’échouer, de ne pas savoir, et l’excitation d’être enfin une autre. Lorsque je danse je change d’identité, je me prénomme Amalia. Ça me permet d’être vraiment dans la peau de mon personnage : une femme sans complexe, sans souci, et qui assume entièrement sa féminité et sa sensualité.

Une fois tous prêts, comme avant chaque spectacle, tout le monde s’était réuni en cercle et se donnait la main pendant qu’Alex nous inondait de bonnes ondes positives. Jusqu’au moment où il a dit « Amalia c’est ton baptême donc tu montes seule sur scène et tu dois tout donner ». Aïe le stress monte ! Dès les premières notes de musique jouées par la batucada qui nous accompagnait, c’est comme si j’étais transportée.
Je n’avais plus peur, je ne me posais plus de question, j’avais juste envie de danser. Je suis montée sur scène comme si j’avais fait ça toute ma vie. C’est une date que je n’oublierai jamais.
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Fais-tu un entrainement spécial pour préparer les chorégraphies ?
Nous faisons 3h de répétitions par semaine, parfois plus lorsque de grands spectacles approchaient.
As-tu des anecdotes drôles à nous raconter ?
Il faut savoir que je suis une vraie catastrophe, je suis très maladroite. Il m’est arrivé plusieurs fois d’accrocher un talon dans le plancher de la scène et de manquer de tomber, ou alors de perdre ma jupe en pleine chorégraphie.

Mais il y a ce jour où, après le spectacle, j’ai décidé de proposer aux enfants de leur mettre pleins de paillettes sur le corps, comme nous. Les petites filles étaient aux anges, les petits garçons voulaient tester et les parents étaient émerveillés de voir leurs enfants sur scène avec les danseuses. Un petit garçon s’approche de moi et me dit « mon papa a dit qu’il aimerait bien avoir ton numéro de téléphone », j’ai explosé de rire. Je demande donc au petit garçon de me montrer où est son papa. Le monsieur était à quelques mètres de nous, et se faisait remonter les bretelles par sa femme. Ça nous a tous beaucoup fait rire.
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Quel est le meilleur souvenir que tu as ?
Je ne sais pas si j’ai un seul meilleur souvenir. J’aime tellement ce que je fais que chaque représentation s’inscrit dans mes meilleurs souvenirs.

Mais si je devais en choisir un, je dirai que c’est le premier réveillon du nouvel an que j’ai passé sur scène, c’était donc mon deuxième spectacle.

L’orchestre avec lequel nous étions à lancé le compte à rebours et lorsque tout le monde a crié « bonne année » j’ai fondu en larmes.
Je me rendais compte de la chance que j’avais, moi Jessika 27 ans, de réaliser un rêve de petite fille et d’être sur scène devant tous ces gens heureux d’être là. C’était un moment magique.
Quels sont tes projets à moyen terme dans ce domaine ?
La danse fait désormais partie de ma vie, je danse tout le temps, tous les jours, peu importe l’heure et le lieu. Et cette flamme qui m’anime j’aimerais la partager, c’est pourquoi j’ai pour projet de devenir professeure de danses brésiliennes. Je souhaite dans un premier temps enseigner aux enfants. Lorsque nous sommes en costume et que toutes ces petites filles viennent nous voir avec des étoiles pleins les yeux, je me revois en elles et j’ai envie moi aussi de les aider à réaliser leur rêve.

Mais en attendant que la crise passe et que nous puissions de nouveau ouvrir l’école, je vais tester ma pédagogie sur vous ! Courant décembre je vais proposer un cours de Samba débutant gratuit, en direct sur instagram et accessible à tous (oui oui, les hommes aussi dansent la Samba). Et si ça vous plait, j’en proposerai d’autres avec différentes danses brésiliennes.
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